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 Le Roi des Aulnes. [ Akimito Fumei ]

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Valentine De Landry
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Valentine De Landry

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MessageSujet: Le Roi des Aulnes. [ Akimito Fumei ]   Le Roi des Aulnes. [ Akimito Fumei ] Icon_minitimeMer 24 Fév - 19:04

Il y a de la poussière sur tes souvenirs. Dois-je souffler dessus pour que ta mémoire se souvienne des moments passé dans les rues de Londres. Il existe des endroits qui ne devrait jamais mourir. Dehors, il fait doux, je ne saurais dire si j'aime ce genre de temps, je ne ressens plus rien. Alors, je cherche à me souvenir. je souffle sur la poussière de mon passé d'humaine. Je ne vois rien, je ne retrouve pas de sensation, juste un sourire. Mais est il ironique ? vrai, faux ? Alors, je soupire. Alors, j'oublie. Derrière la vitre, je suis debout, alors je regarde. Alors, je soupire, alors je t'oublie. Je détache mes cheveux, ils tombent, et glissent, caressent et écrasent mon dos. Je porte une robe légère, bleu nuit, où plusieurs notes de couleurs s'accordent comme sur une partition, elle se touche et s'accroche. Cette robe est courte, elle m'arrive juste au dessus du genoux, à la taille, elle porte un volant qui rappelle les ballets à L'opéra de Paris, il est en tulle noire et tourne autour de la taille de ma robe. Mes collants sont transparents, laissent mes jambes satiner. A mes pieds des ballerines, de marque française, noire dans les rubans tournent autour de mes chevilles. Alors, ainsi vêtue j'attrape un gilet noir en laine et en grosse maille. Alors ainsi, je marche à la recherche d'un piano, alors je marche à la recherche du piano qui va me délivrer du Beethoven qui me déchire la tête. Alors, je quitte les lieux, j'espère qu'il va pleuvoir, j'aime jouer du piano sous la pluie, c'est très théâtrale, très cliché. Très tout. Tout comme j'aime. J'aime la musique et j'aime l'air que j'ai dans la tête. Alors, je ferme la porte de mon duplex, j'ai réussi à trouvé un lieu digne de mon nom. Valentine De Landry, ne vivra jamais dans la médiocrité et jamais en communauté, je suis trop insupportable mais surtout, je ne supporterais jamais les autres. Je suis d'une instabilité telle, qu'il est préférable que je fasse mes crises chez moi. Alors, on sort ?

Je veux de la pluie. Je veux que sur le sol, s'écrase les larmes du ciel, et forment ainsi un ruisseaux balayant feuilles mortes, nettoyant les crasses de cette humanité. Alors, je continue de marcher, et puis j'arrive dans un endroit qui semble désert.

- Salle de Bal -


Il n'y a rien, il n'y a personne, mais il y a un piano, dans une salle de bal il y a toujours un piano, celui qui va habiter mon duplex n'est pas encore arrivé, je me tarde de l'entendre chanter. Je me tarde de laisser glisser mes doigts sur les touches lisse et blanches de mon piano à queue. J'ouvre, et j'entre, pourquoi hésiter ? Si j'hésite, je doute de moi et douter de moi serait faire pâlir la perfection qui émane de ma personne, je me ferais atrocement honte, alors pourquoi hésiter. Mes pas résonnent, il y a de la poussière, beaucoup de poussière. Dans ce lieu il y avait avant la joie, il y avait des fêtes et de la chaleur, des rires ainsi que des pleurs et moi, je viens troubler le silence de ce lieu peu solennel si peu conventionnel. Alors, je m'avance. Les rideaux sont tirés. Alors j'allume les lumière, tout s'allume. C'est beau. Je vois le résultat de ma quête. Je vois le piano, noir, sobre, brillant. Il est magnifique, il est fermé. Laissez moi le faire chanter. Laissez moi lui casser la voix, il n'en pourra plus. Alors je m'avance légère aussi sereine que le jour où j'ai quitté Londres, pour Paris. Je me penche, et je souffle sur le banc pour faire voler la poussière. une nuage se forme puis disparait. Alors, je pose mon noble fessier, ouvre le piano, ainsi s'offre à moi, des touches neuves, luisantes et bruyantes. Voilà bien longtemps que tu n'as pas du chanter.

Spoiler:
 


Je commence pas par la douceur, les notes montent puis descendent, mes doigts glissent et tapent. Frénésie. Je suis concentrée sur le Roi des Aulnes, terrible seigneur de la mort qui m'a boudé. Voilà 238 ans, qu'il me boude et ne veut pas de moi. L'enfant a des hallucinations, le père chevauche son destrier pour sauver son fils malade. Les notes sont doucereuses c'est le Roi des Aulnes qui parle. C'est lui qui appâte l'enfant et lui demande de le rejoindre. L'enfant lutte contre la mort. Il hurle et les notes sont de plus en plus fortes, elle se font violences tout comme je me fait violence. Mes doigts glissent, tapent et piquent. Les notes montent et descendent. Le cavalier dans la nuit va perdre son enfant. Suis je ce Roi des Aulnes ? un vampire n'appâte t-il pas ses victimes avec son visage et ses gestes charmeur, sa voix et son odeur. Nous, êtres assoiffés de sang, sommes des Roi des Aulnes, Ainsi je peux sans mentir, vous définir ce qu'est un vampire. Je suis le Roi des Aulnes, et pendant que mes doigts fins glissent, tapent, piquent, je mords dans la gorge de l'enfant du cavalier, je suis le Roi des Aulnes. Si l'on m'entends que l'on m'écoute, car ce morceau c'est mon histoire, c'est l'histoire de a race à laquelle j'appartiens. Et sans mentir, je puis vous dire que je suis suis la pire.
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Akimito Fumei
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MessageSujet: Re: Le Roi des Aulnes. [ Akimito Fumei ]   Le Roi des Aulnes. [ Akimito Fumei ] Icon_minitimeJeu 25 Fév - 22:24

Voilà, 'i' comme Ouistiti jeune demoiselle <3 La présentation est MOCHE mais on s'en FOUT (L)

    Akimito Fumei de sa lassitude habituelle, flânait sur un banc, ne regardant rien en particulier, ne prêtant attention à rien, si ce n'est au ciel qu'elle trouvait particulièrement intrigant. Il n'avait pourtant rien d'étrange, il était bleu, bleu pâle, et soufflait un vent doux sur le parc de Shiinu. Sa tête était vide, ses pensées étaient flous, et elle fredonnait un air qu'elle ne connaissait même pas. Un air qui s'échappait de ses fines lèvres roses, et qui bruissait comme le souffle du vent dans ses oreilles, comme le frottement de l'herbe, et des feuilles à ses pieds. Bizarrement mélancolique, la petite démone se demandait où donc était passé son humeur sarcastique, sadique, masochiste, drôle et presque plaisante de la veille. Tout s'était effacé en une nuit, et sa motivation aussi. Elle baladait ses longs doigts fins et diaphanes contre le bois âpre du banc, faisait battre sa queue de chat par petit mouvement, puis soupira.
    Akiii arrête de te la jouer dépressive, bouge, fais quelque chose, qu'est-ce qui t'arrive !?
    Kara...Ta gueule...
    Mais...
    Non, vraiment, tais toi.

    La fillette et son démon s'entendaient plutôt bien en ce moment, mais l'esprit maléfique avait encore du mal à accepter le fait qu'Akimito puisse avoir du mal à supporter tous ce qu'il lui arrivait en ce moment. Il grommela donc en silence, mentionnant le "bon vieux temps". Mais cela énerva d'autant plus la neko-démone, qui n'avait presque aucune connaissance du bon vieux temps, elle. Les yeux bouillonnants de tristesse et de rage, elle se releva, presque violemment, et se mit à marcher d'un pas décidé vers la pension, bien résolu à faire passer ce sentiment de mélancolie. Sur son chemin, elle ne croisa que de jeunes enfants, ce qui lui fit le bien fou de la faire se sentir grande et puissante. Elle qui avait la taille d'une fille de dix ans, n'avait pas souvent l'occasion de snober les gens, de haut en bas, les fusiller de son regard rouge et noir quand ils osaient croiser son chemin. Et c'est donc ce qu'elle fit tout le long du chemin. Cela fit sourire son démon, et peu à peu, sa gorge se desserra, elle marchait déjà d'un pas un peu plus léger. Il lui fallait cependant quelque chose d'apaisant. Elle n'avait pas envie d'aller retrouver ses....camarade Pensionnaires, elle voulait seulement être seule, mais sereine. Aussi se dit-elle que la musique serait la meilleure solution pour résoudre ce problème. Elle se rappela avoir vaguement pris des leçons de violons, et de piano, bien que l'instrument à corde fut son préféré. Il gémissait, criait, soufflait, tantôt violent, rapide et sec, tantôt coulant, doux et triste. Ce qui était vraiment le caractère d'Akimito. Elle songea à en jouer un peu, quand elle se rappela qu'elle n'en avait pas ici : il faudrait qu'elle en achète un. Lui revenait donc deux solutions : en louer un, ou jouer du piano, car il devait sûrement y en avoir un quelque part. Elle opta pour la deuxième option, mais s'inquiéta légèrement, se demandant si elle arriverait encore à jouer. Comme elle n'était pas de nature à réfléchir bien longtemps, elle avança vers la salle de bal.
    Ne t'inquiètes pas, Lui souffla son démon la musique était ton passe temps favori... (avec égorger, dépouiller, effrayer, snober et faire rire les gens) Tu jouais beaucoup de violon surtout, mais je suis sur que les notions de piano te reviendront très vite.

    Arrivée devant les portes de la salle, Aki s'arrêta net. Quelqu'un était à l'intérieur. Un vampire, lui dit tout de suite son instinct. Elle plissa légèrement les yeux, son oeil noir virant peu à peu au rouge, tant elle avait un mauvais souvenir de ces créatures suceuses de sang. Et cela malgré leur ressemblance.

    C'est une jeune vampirette qui est entrée ici, miaula un chat qui se baladait par ici.
    La petite démone fit un bond en arrière, un sifflement désagréable filant de sa bouche. Elle avait très peur des chats, malgré qu'ils fussent liées avec elle. La cicatrice du bas de son dos se mit soudainement à brûler. Par réflexe, elle attrapa sa queue, et reprit son calme.

    Moui...Et à quoi ressemblait-elle ? questionna la jeune fille d'un ton méfiant.
    Plutôt jolie, répondit l'animal. Carrément sexy même.
    Sssss, frissonna Kara on entre, on entre, je veux voir ça.
    Elle doit pas être bien méchante, c'est une pianiste, dit le Chat en continuant sa route.
    La petite démone ne trouvait pas vraiment que ces deux choses aient un quelconque rapport, mais elle fit confiance à l'instinct de l'animal, et entrouvrit la porte. Une musique parvint alors à ses oreilles...

    Piquées, sautillantes, rapides, des notes de piano rebondissaient contre le sol blanc de la sale, mourraient entre ses murs puis repartaient encore plus vivement. La violence pourtant joyeuse du morceau frappa la démone en pleine poitrine. Cela semblait vouloir dire tant de choses... Le sentiment de colère se perdait entre tristesse et nostalgie, et reprenait le dessus, une pointe d'amertume entre deux notes, une pincée de joie entre deux croches.
    Akimito balaya la salle de son regard, et ses yeux se posèrent sur la jeune pianiste. Ses épaules se soulevaient et s'abaissaient au rythme de sa musique, ses cheveux bleus ciel balayaient son dos sous le mouvement effrénée de ses mains sur les touches noires et blanches. Elle semblait mettre son coeur, sa fougue, sa passion et son ressentiment dans ce morceau. La démone, aussi silencieuse et rapide qu'une chatte, s'approcha de l'instrument, se demandant ce que signifiait cette musique, et ce qu'avait vécu la jeune femme. Elle se faufila derrière une colonne, profitant du fait qu'elle était trop discrète pour être vue ou ressentie. Elle détailla le profil de la vampire, qui, penchée comme elle était sur l'instrument, était vraiment magnifique. Son teint albâtre, son oeil d'un vert d'émeraude profond, ses lèvres fines mais pulpeuses, et ce nez juste...parfait. Un sourire sadique se dessina sur les lèvres de la démone, car voir souffrir une si belle personne lui aurait paru délectable.

    Ooh la la, on en mangerait... souffla l'esprit maléfique.
    Karaa, murmura la démone en souriant, calme l'adolescent en rut qui sommeille au fond de toi.

    Elle s'avança un peu plus, et attendit patiemment que la musique s'éteigne complètement, et que quelque chose se passe. Elle avait très envie de jouer.

________________
    "On se sauve de tout par l'orgueil."
    Gustave FLAUBERT

    Spoiler:
     



Dernière édition par Akimito Fumei le Ven 21 Mai - 21:45, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Le Roi des Aulnes. [ Akimito Fumei ]   Le Roi des Aulnes. [ Akimito Fumei ] Icon_minitimeJeu 25 Fév - 23:21

Est-ce que la curiosité est un vilain défaut, je vous le demande, car Mademoiselle, je ne vous connais pas, mais votre curiosité s’est éveillée lorsque vous m’avez entendu jouer Le Roi des Aulnes, vous avez entendu mes doigts magnifiques sur les touches d’ivoires blanches et noires. Elles sont douces et magnifiques, elles sont belles et brillantes. On peut se mirer dans une touche de piano. Votre curiosité mademoiselle, vous a menée à ma rencontre. J’ai rendu cet endroit magnifique, vivant et bruyant. J’ai allumé une lumière et jouer une partition certes pleine de vitalité, mais d’une tristesse, je ne suis pas une amoureuse de la tristesse, mais ce morceau est magnifique. Pourquoi comparer les Vampires au Rois des Aulnes, le roi des Aulnes c’est la faucheuse, cette allégorie de la mort qui avec sa grande faux vous coupe le fil de votre vie. Elle se fiche de savoir si vous avez profité de votre vie ou l’avez construite tels que vous la voudriez, c’est votre heure, et vous devez trépasser. Le Vampire c’est pareil, il se fiche éperdument si vous voulez mourir ou non, vous devez trépasser, parce qu’il a faim de vous. Mais je sens, Mademoiselle que vous n’êtes pas comme moi, mais vous n’êtes pas comme la nourriture que j’affectionne tout particulièrement, vous êtes sans force quand on vous retire votre force, je ne saurais vous dire ce que vous êtes vraiment, mais je sens que notre conversation va m’intéresser. Je regarde cette nouvelle arrivante. Elle possède de magnifiques cheveux foncés, tout le contraire de moi, les miens sont atypiques, ils sont bleus, ils sont très longs.

Quand j’étais encore une humaine, on me complimentait sur leur longueur et leur beauté, il avait la couleur des blés mur, ils n’étaient pas spécialement blonds, ils étaient un peu plus foncés, je me souviens de la couleur et du parfum. Ils sentaient et sentent encore, les odeurs de poudres parfumées de couleur que l’on mettait sur les mèches de cheveux, ils sentent les parfums naturels, et le savon, ils sentent les fleurs de jasmin et les oranges. Depuis que je suis, ce que je suis, mes sens se sont affinés, et je reconnais toutes les odeurs, je suis devenu une sorte de nez. Mes cheveux, aujourd’hui, s’agitent dès que mes épaules se soulèvent pour affirmer les notes des suppliques de l’enfant. Cet enfant qui doucement agonise, alors que son père tente de le sauver. Il veut sauver cet enfant, il aime son fils, et pourtant, il va préférer le Roi des Aulnes à son père. Alors je la regarde, je tourne la tête tout en continuant de jouer. Alors, alors. Elle est belle. Je ne saurais vous dire ce que vous êtes, mais vous êtes très curieuse. Aimez vous la musique ?

Le Roi des Aulnes. Seulement, il n’est pas le seul. Alors, je vous regarde, et je sors de mon gilet une cigarette, et l’allume avec un briquet en métal rayé par endroit, les notes se sont arrêtées. L’enfant est mort et cette mort s’accorde avec les dernières notes. Alors, je la regarde. Je ne dis rien, je porte à mes lèvres roses la cigarette, elle n’a aucun goût mais j’aime sentir le chemin qu’elle parcoure en moi. Je regarde ma montre en or blanc et je soupire. Ce piano est resté seul trop longtemps, il est un usé mais toujours parfaitement accordé. Je n’ai pas écouté ce qu’elle a dit, j’avoue, que je m’en fiche. Je vais partager mon amour pour la musique, je réagirais à ce que vous dîtes plus tard. Ne me demandez pas mon nom. Demandez moi mon prénom. Je ne vous connais pas ? Voulez vous me connaître ? Est-ce que je veux vous connaître, votre visage semble apprécier la musique, alors oui. J’ai bien envie de savoir qui vous êtes. Êtes vous entrée ici, simplement parce que vous trouvez ce morceau magnifique, ou parce que mieux encore vous l’avez reconnu. Et ça, je trouve cela encore plus, bien plus admirable. Alors je regarde, laisse ma cigarette entre mes lèvres, sans tirer dessus, et je commence un Für Elise de L. V. Beethoven. Première note, seconde et je repars. J’aime jouer du piano. J’aime sentir les notes qui s’envolent. Je me souviens.

Un jour. A paris, dans un vieux cabaret. Un endroit branché de l’époque. C’était les années folles, c’était les années de l’innocence. C’était l’innocence. J’étais, avec Elisabeth, une jeune française, qui avait le pouvoir de la flamme. Elle allumait tout et n’importe quoi. Je m’étais levée et j’étais allé me poser devant le poser devant le piano. Je me souviens de leur sourire. Je me souviens. La musique est un art pas un business comme ces nouvelles musiques à la mode.
- Valentine, je suis … enchantée dirons nous.

Je dois avouer, que vous me faîtes penser à quelqu’un. Je la regardais. Je la trouvais fort belle. Peut être pas autant que moi, cette réflexion me fit sourire. Un sourire se dessina sur mes lèvres, alors je regardais la jeune femme, qui était … minuscule, je n’y avais pas fait attention, mais elle ne devait pas dépasser le mètre soixante, à vue d’œil. Je tirais sur ma cigarette, faisant tomber les cendres sur le sol. Elle ne servait à rien, et pourtant, je m’y accrochais, comme une moule à un rocher.
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MessageSujet: Re: Le Roi des Aulnes. [ Akimito Fumei ]   Le Roi des Aulnes. [ Akimito Fumei ] Icon_minitimeVen 12 Mar - 23:47

    Désolée du retard. :) Hm, j'écris au présent hein. (Parce que toi t'écris à la 1ère personne, bouuuh >8D *sors*)

    Enfin, les dernières notes raisonnent, et le silence se fait. Jamais aussi beau que la musique, il est pourtant doux et léger. Le silence est-il chantant ? Quand on ne sait que dire, quand la musique se meurt, on pourrait répondre oui. Le silence, c'est de la musique. Dans un morceau, un soupir ou une pause, vous la passeriez ? Feriez vous comme si elle n'était pas là ? Non, donc le silence fait parti de la musique. Le silence est d'or, la musique, c'est de l'or, donc le silence, c'est de la musique. Il est caressant, il est agréable. Mais devient rapidement agaçant. Sauf que cette fois, il est bien là, et il colle au mur et à la peau, il ne veut pas partir. La Vampire tire sur sa cigarette, la cendre s'écrase à ses pieds et des volutes de fumée viennent s'accrocher au haut plafond de la salle. Et Akimito attend. Doucement, la pianiste se tourne vers elle, et lui apporte enfin considération. Ses yeux d'abord, choquent la démone. Car ils sont comme les siens, ou presque. Ils ne sont pas rouge et noir, mais rouge et vert. Un vert brillant, un rouge pétillant... Des yeux qui ont beaucoup vu, qui ne s'étonnent de rien. Ils fixent la démone fillette, de haut en bas, de bas en haut. C'en est presque indiscret. Ils tentent de la comprendre et l'analysent tranquillement. Ils semblent trouver que la démone est belle. Ils semblent se dire qu'il ne serait pas forcément désagréable de lui parler. Kara lui, n'y fait pas attention. Il est béa d'admiration devant la vampire, même s'il se dit quand même qu'il a eut l'occasion de voir de plus belles femmes. Il se dit que la charmer, comme il drague tant d'autres filles, pourrait être très amusant. Très vite, le silence s'en va, remplacé par les premières notes du nouvelle mélodie. Une mélodie qu'Akimito reconnut tout de suite, bien sur. "Fur Elise", de Beethowen. C'est une très belle musique, bien qu'un peu trop entendue. Elle est douce, elle colle à la peau, on ne l'oublie pas de si tôt, mais ce n'est pas gênant. La petite démone s'adosse un peu plus à la colonne. Elle croise ses bras frêles sur sa poitrine, et se laisse porter par le piano, un léger sourire flottant sur ses lèvres pâles. Kara, déjà, s'ennuie un peu. Ses lèvres pincent sa cigarette, et il plisse les yeux vers la belle musicienne. Il est invisible aux yeux et aux oreilles du monde, aussi ne se gêne-t-il pas à "scruter" la jeune femme. Il se tourne doucement vers son hôte aux longs cheveux noirs, et lui murmure :

    Ne répond pas. Je veux juste te dire que cette vampire, je la connais. Elle non, et uniquement de vu bien sur. C'est juste que comme beaucoup de monde, nous l'avons croisée, il y a environ cent ans...A Paris, il me semble. Oui, elle n'est pas aussi jeune qu'elle en a l'air. Plus jeune que nous, certes, mais elle doit avoir dans les...deux cent cinquante ans ?

    La démone arque un sourcil, légèrement étonnée, et heureuse à la fois. La conversation était toujours bien plus intéressante avec une personne du vécue. Ces personnes là sont plus matures et réfléchies. Et quand Akimito a envie de parler, ce qui est rare, elle préfère parler peu et intelligemment. Ce qui est bien plus facile avec ce...genre, de personne. Elle a l'air intelligente la belle Vampire, elle a l'air d'aimer ce qu'elle fait. Elle a l'air d'aimer sa musique plus que la politesse, et elle nargue la petite démone en préférant son piano à elle, qui attend, bercée par la musique. Elle la laisse sur le côté, pas un bonjour. C'est gênant. Mais la démone ne fait-elle pas la même chose, elle, et avec tout le monde ? ... Mais là c'est différent, elle a l'air belle la Vampire, et Aki se serait senti toute chose à entendre sa voix. Car celle-ci a beau être fière, et orgueilleuse, elle sait aimer et reconnaître les belles choses quand elle en voit. Alors elle attend. Et Elise meurt, petit à petit. En tout cas, souriant, Kara susurre dans l'oreille d'Akimito :
    Elle s'appelle Valentine de Landry.
    Sur ?
    Certain. On parie ?

    Hm, ça dépend quoi.
    T'as rien à perdre chérie, il te reste pas grand chose. Je paris le contrôle de ta prochaine transformation.
    Hin hin...J'ai perdu d'avance là, mais allez, je veux bien te laisser t'amuser pour une fois. Pari tenu.

    La vampire continue de fumer, et continue d'observer la démone. Elle semble perdue dans ses pensées. Alors Aki attend, poliment, qu'elle revienne à elle. Finalement, sa bouche pulpeuse se fend, et elle parle, d'une voix normale mais envoutante, et qui, sortant de ce corps merveilleux, raisonne d'une manière délicate, polie, belle.

    - Valentine, je suis … enchantée dirons nous.

    Et elle sourit évasivement. Et ce sourire fend le coeur de la démone et son esprit maléfique, tant il est beau, et tant il veut dire beaucoup. Beaucoup de choses dont ils ne savent rien, mais qu'ils voudraient tant savoir. Mais aujourd'hui, Akimito veut jouer, là, maintenant. Elle se courbe poliment, et d'une voix toujours aussi neutre, mais cristalline comme celle d'une enfant, elle se présente :

    Je suis Akimito. Enchantée, moui...

    Elle s'avance, maintenant que les présentations sont faites, sa queue de chat balayant l'air derrière elle. Elle s'arrête devant l'instrument. C'est vrai qu'il est très beau. Poussiéreux, mais magnifique. Elle passe sa main dessus, et en fait le tour. L'instrument vibre sous ses doigts pâles, car Valentine joue toujours, ses doigts courent sur les touches du Piano, jouant à la perfection un Fur Elise mélancolique. La démone aime beaucoup Beethoven. Mais ses musiques perdent de leur intérêt, à trop être écoutée...malgré l'immense talent de leur compositeur. Akimito s'adosse tranquillement sur l'ébène, et comme elle n'a pas l'habitude de mâcher ses mots, lâche :

    Beethoven me lasse. Vous voulez jouer autre chose ?

    Et quelques secondes à peine plus tard :

    Vous aimez le violon ?

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    Spoiler:
     

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MessageSujet: Re: Le Roi des Aulnes. [ Akimito Fumei ]   Le Roi des Aulnes. [ Akimito Fumei ] Icon_minitimeSam 13 Mar - 18:04

Alors ainsi vous n’êtes pas humaine ? Vous et moi avons en commun une chose, notre différence. Mais jeune demoiselle, vous semblez en savoir beaucoup sur moi, et votre attention, jeune demoiselle semble être attirée ailleurs. Seriez vous de ce que l’on nomme les possédés ? Seriez vous de ce qui longtemps ont vécu l’exorcisme le plus terribles visant à tuer le démon qui était en vous ? Belial ? Judas ? Ou pire encore Lucifer, j’ai vu ces horreurs et j’ai vu les cris. Et j’ai vu les yeux, de ce qui souffre. Alors, qui êtes vous ? Ou avez vous seulement un démon bien trop bavard qui vous distrait. Vous yeux ne se révulsent pas, vous n’avez pas les marques, les prêtres n’étaient pas des monstres en soit, mais combattaient ce qui rongeait l’homme au plus profond de lui. Les convulsions les plus terribles. Alors ainsi, vous êtes une possédée jeune demoiselle. Voilà quelque chose qui me semble tout simplement, insupportable. Insupportable. Alors ainsi, vos yeux se ballade un peu partout car vous êtes un hôte ? Et le démon pourrait être assimilé au plus putride des parasite. Mais j’en doute. Jeune demoiselle, vous êtes bien trop élégante, pour hurler et convulser sans même pouvoir contrôler votre corps. Alors ce démon pourrait il être, amoureux ou bien trop lié à son hôte. Comme c’est beau. Comme c’est généreux. Alors je vous regarde. Alors vous avancez. Akimito. Vieille semblant si jeune, petite mais sûrement bien grande. C’est un nom que je n’ai jamais entendu, un nom bien étrange. Mais il ne perd pas de son charme. Vous avez bien vu que je vous regarde de haut de bas sans gêne aucune. Mais je me fiche bien de savoir ce qui vous gêne ou non. C’est cela avancez.

Alors, elle s’adosse contre l’ébène poussiéreux du piano. La poussière s’envole un peu. Elle écoute, respectueuse, une mélodie qu’un pianiste doit connaître par cœur. Le « Fur Elise » De Beethoven est un chef d’œuvre et on ne se lasse pas d’un chef d’œuvre. Peut être de la Joconde, je peux comprendre que l’on se lasse d’une tableau qui a la taille d’un timbre poste, qui attire chinois et grecs, et font crépiter les flashs les plus insupportables. La Joconde n’a rien de fascinant, c’est juste qu’elle vous fascine car vous ne savez pas d’où elle vient, vous ne savez ce que veut dire le sourire de cette femme, vous aurez beau chercher vous ne trouverez rien, car la vérité est morte avec Mona Lisa et De Vinci. Allez en enfer retrouvez le peintre. Peut être vous le dira t-il. Beethoven vous lasse ? Pensez vous me donner un ordre aussi impoliment sotte créature possédée par un parasite. Ne me prenez pas pour ce que je ne suis pas. Mon regard se tourne vers elle, si j’avais pu vous tuer. Je vous assure que je l’aurais fait. Mais, je ne dis rien, mais sachez que je n’en pense pas moins. Vous voulez de la musique, je vais vous en donner. Je vais vous faire vibrer. Tu veux de la chaleur, tu vas brûler. Alors commence les premiers accords de la bande son d’un film. C’est simplement, le plus beau morceaux a jouer au piano, ainsi soit il. Elle m’a poser une question, une réponse à la fois, sachez écouter et après parler. Je répondrais à votre question sur le violon plus tard. Pour l’instant écoutez ce que vous m’avez demandé. Les notes sont graves, puis doucereuses, mais tellement tristes, aimez vous la mélancolie du morceau. Aimez la douleur et la tristesse qui dégouline de ce morceau, avez vous seulement envie de comprendre ce que je suis et qui je suis, je suis sure que oui. Mais moi, je me fiche bien de vous, je me fiche des autres, ou peut être autant que je le dis. Mes doigts donnent du rythme, glissent et tapent, il aiment sentir, ils accélèrent, les notes s’envolent. Mon dos de voûte, il n’y a plus rien autour de moi, la musique est grave, est elle triste, je ne sais pas ? Mais elle n’est pas pleine d’espoir, comme le serait un Fur Elise. Le morceau est long, mais beau.

Je m’arrête. La morceau est terminé. Le Violon. Je le hais et le brûle, je brise l’archer et j’en fais le bûcher du grincement.


- Beethoven ne vous lasse pas. On ne se lasse pas d’une œuvre d’art. Mais après tout, peut être ai-je tort. Ou peut être êtes vous simplement irrespectueuse face à une mélodie que vous avez trop entendu. Je souris. Le violon, j’en coupe les cordes et je brise l’archer, je hais le grincement des cordes, ces cordes résonnent comme si elles souffraient le martyr, je hais le violon, c’est insupportable, je hais le mythe autour du violon, je hais entendre le gens se vanter du violon, je brise l’archer et j’en fait le bûcher de la souffrance. Je hais écouter du violon, cela m’insupporte, ce n’est pas de la musique, c’est torturer des cordes pour en faire sortir un son. Que vous soyez un virtuose du violon ne change rien, le son que fait un violon n’est selon moi pas harmonique. Sans grâce et sans élégance. La passion peut être, la souffrance est maîtresse de Passion.


Ma réponse vous satisfait t-elle. N’est elle pas magnifique, presque passionnée. Je quitte le banc face au piano. Il na pas de marque de chaleur, car ma peau est froide.


- Pourquoi me posez une question sur le Violon, Akimito ?


Ma voix était mielleuse, je suis Belial.

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Akimito Fumei
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MessageSujet: Re: Le Roi des Aulnes. [ Akimito Fumei ]   Le Roi des Aulnes. [ Akimito Fumei ] Icon_minitimeSam 17 Avr - 19:50

    Elle tourne alors la tête vers Akimito. Son regard est meurtrier, cruel, presque bestial. Il n'a rien de beau. Il est typiquement vampire. Une créature aussi répugnante qu'un vampire, et un regard aussi colérique que ceux des damnés s'accordent parfaitement. Elle ne perd pas de sa beauté, loin de là, elle semble juste un peu trop sûre d'elle. Et si Allison (=Akimito) a réussi à énerver une créature aussi infecte et fière, alors cela suffit bien à son bonheur. Le long silence continue, et si un regard avait pu tuer, la jeune démone serait morte. Sur son visage comme sur celui de Kara, on peut distinguer ce mignon petit sourire taquin, tandis que l'oeil noir de Akimito vire petit à petit au rouge vif. Quoi, que veut-elle la belle Valentine, qu'a-t-elle ? Elle est en colère ou déçue ? Elle semble exaspérée, mais elle veut tuer. Qu'est-ce que ça signifie ? La démone n'a-t-elle donc pas droit de dire à haute voix ses opinions ? Elle l'a toujours fait, ça n'a jamais énervé personne, elle ne changera pas aujourd'hui. Oui, Beethoven la lasse, ou plutôt, Fur Elise. Fur Elise et sa lettre interminable. Quelle femme est assez bien pour mériter une musique ? Aucune. Et un homme qui écrit pour son amante n'est rien d'autre qu'un menteur. Car on ne peut vraiment lire et comprendre ce que cache les notes, peut-être se contentait-il de lui expliquer à quel point elle était douce, et comme il était doux de l'aimer, mais qu'elle ne lui suffisait plus ? Derrière ça, combien de femmes voyait-il en secret ? Grand nombre sûrement, tous les gens de cette époque étaient pareils de toute façon. Beethoven était un génie bien entendue, mais il ne valait pas mieux que ses confrères, et cette Elise tout à fait inconnue avait quelque chose d'exaspérant selon la démone, tout comme cette Mona Lisa et son sourire que tant d'idiots disent "charmeur et mystérieux". Un sourire faux sur une toile bien trop regardé, voilà tout. Certes le talent était là, mais il s'était épuisé avec le temps. Voilà pourquoi Allison n'en pouvait plus de cette musique, de ce compositeur talentueux mais idiot.

    "Tu as un jour été sa muse Aki, tu le savais ? Bien sur que non, tu l'as oublié comme tout le reste..."
    "...De qui, de Beethov ?"
    "Yes princess, tu l'appréciais beaucoup car tu aimais les hommes savants. Tu devais avoir soixante ans...Tu t'étais introduit chez lui, je voulais lui voler quelques partitions inédites, mais tu as été tellement absorbée par les notes que tu as voulu faire sa connaissance... Bien sur il a toujours cru que tu avais dix ans mais bon...Tu étais riche (va savoir comment), mignonne et intelligente, donc ça lui a suffit."
    "Waw...C'est possible d'oublier ce genre de choses ?"
    "Faut croire..."


    En tout cas, Valentine s'est retournée vers l'instrument, elle s'est de nouveau penchée vers les touches et ses doigts les frappent de nouveau, la musique reprend, à vive allure, mêlant des pointes de mélo dramatique, à un romantisme forcé, tout en donnant de grandes doses de drames et de passion, si bien qu'on se croirait dans un film, qu'on aurait l'impression que, encore plus que d'habitude, le morceau raconte une histoire. C'est beau, se dit Allison, car c'est triste, voir douloureux. C'est intéressant. C'est une musique de film, sûrement, un morceau magnifique, qui prit Allison au coeur et au ventre, et transporta son âme. Cependant elle n'avait jamais vu ce film, elle ne savait même pas d'où venait cette musique. Elle la connaissait d'oreille et de réputations, car de grands compositeurs (modernes cependant) vantaient ses mérites. Qui es-tu Valentine, pour jouer cette musique ? Comment l'as-tu connue, quand l'as-tu apprise... Et dans quelle situation, hormis celle-ci où tu ne cherches qu'à épater une démone capricieuse, as-tu joué ce morceau ? Il y a, elle en est sûre, bien des choses à dire sur toi. Mais est-ce que vous valez seulement la peine d'être écoutée ? Pas sur. Est-ce que votre histoire est assez intéressante pour la grande Allison ? Elle ne pense pas. Elle est cependant très curieuse, elle veut vous entendre parler, car vous avez l'air savante, et sûrement que vous l'êtes, et discuter avec quelqu'un d'intelligent est toujours bien plus agréable que le quelque ramassis d'idiots que l'on trouve dans la pension. Et cette musique, en dit-elle long sur vous ? Akimito ne pourra le savoir..
    Car finalement, la musique s'arrête, comme toute chose a un fin. Et alors sans même lui jeter un regard, Valentine commence à parler. Un long discours bien tenu, si beau qu'on le croirait sorti d'un roman, sur pourquoi elle déteste le violon.

    La queue de chat de la démone fend l'air d'un grand coup, un grand sourire étire son visage, et les pupilles de ses yeux à présent rouges vifs se rétractent. Qui est-elle pour critiquer le plus bel instrument du monde ? Qui est-elle pour se croire ainsi sur de ce qu'elle dit ? Pour se juger supérieur avec son petit piano ? Valentine. Voilà qui va être intéressant, voilà qui va permettre à Allison de parler franchement, enfin. Et l'esprit maléfique de son côté, toujours appuyé contre une colonne, croise les bras contre son torse musclé, se demandant comment tout cela va donc finir, ne se priant pas d'admirer les douces formes de la vampire, mais soutenant sa très chère Allison du coin de l'oeil. La vampire parle également de Beethoven, mais la démone se décide à l'ignorer, car décidément, elle ne comprend rien. Finalement elle tapote quelque minutes le piano de ses doigts fins et diaphanes, puis enfin, se décide à répondre à la question de Valentine.


    - Je vous demande ça, Valentine, parce que le violon est pour moi la plus belle création de l'Homme. Comparé au piano, qui se traîne bien loin derrière. Pas que je ne l'aime pas, loin de là ! J'aime en jouer, j'aime l'écouter, rien que le regarder me fait plaisir. Mais il ne fait que murmurer, chuchoter. Ce que vous dîtes Valentine, quand vous parler de souffrance, quand vous mentionner la torture, est justement ce qui fait que le violon est formidable. La souffrance, la cruauté qu'est le violon, n'est ce pas ce qui régit ce monde ? N'est-ce pas en souffrant qu'on donne la vie ? Les cris de douleur, comme les cris de plaisir, le violon et ses gémissements, ses souffrances comme vous dites, Valentine, ses tortures, c'est justement ce que chaque personne est. Chaque personne renferme en elle cette cruauté, faire chanter en faisant souffrir, un cri d'amour ou de haine, l'amour fait mal, la torture aussi, c'est exactement ça la vie, et le monde Valentine...Alors que vous voyez, le piano, bien qu'il soit très beau, n'est rien d'autre qu'un instrument crée par les hommes pour se rassurer. On le caresse, il est doux, il murmure, souffle...même en tapant de toutes ses forces sur les touches, il reste gentil, il ne peut pas crier, il ne fait que chanter, oui, un chant magnifique Valentine, mais doux et apaisant, rassurant...Le violon, c'est la vie, le piano n'est qu'un mensonge.

    Kara rit de là où il est, et Allison est satisfaite. Le serez-vous aussi Valentine ? Cette réponse vous suffit-elle, où en voulez-vous encore ? Cependant, la petite démone malgré ses yeux cruels, vous apprécie beaucoup déjà, autant qu'elle vous hait, car elle a enfin trouvé quelqu'un qui lui arrive à la cheville...


[HS] JE SUIS DESOLEE POUR LE RETAAARD ToT Pardooon ! Je mérite la peine capitale *se pend* Cependant j'ai pas eu beaucoup de temps ces vacances, et j'ai fais une crise de flemme...en plus de ça, mon pc a planté pendant 4/5 jours...*soupir* J'aimerais bien que nos personnages jouent un morceau ensemble. Il y en a un que j'aime beauuucoup, de Beethov, mais j'ai plus le titre là;..j'éditerais où j't'enverrais un MP, sauf si t'as une proposition...:)[/HS]

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MessageSujet: Re: Le Roi des Aulnes. [ Akimito Fumei ]   Le Roi des Aulnes. [ Akimito Fumei ] Icon_minitimeDim 9 Mai - 0:01

Quel esprit. Quel caractère, vous aurais-je blesser dans votre orgueil. Cela ne m’étonne pas vraiment, malgré votre air petit et chétif, vous avez un caractère bien trempé, et vous avez tellement d’esprit, quelle défense. Je souris. Et je continue de tirer sur ma cigarette. Alors, vous êtes violoniste, vous aimez écouter les cordes souffrir sous votre archer, vous aimez entendre les sanglots du violon sur votre épaule. Je vous vois bien fermer les yeux et accepter cette douleur, vous aimez contrôler quelque chose qui devait être incontrôlable ? J’ai écouté du violon, dans les salons parisiens, j’ai écouté des virtuose, mais je n’ai jamais entendu, la douleur apprivoisée, je n’ai jamais entendu quelqu’un jouer du violon à m’en aire réchauffer la peau. Je n’ai jamais entendu quelqu’un jouer comme ma mère. Ma mère jouait du violon, c’est le violon qui prenait sa douleur, et qui rendait ma mère si belle. Mais après tout, peut être êtes vous du genre à transporter les gens avec votre douleur, plutôt que ce ramassis de violonistes, qui, parce qu’il en joue, se croit supérieur aux autres. Peut être êtes vous de ce qui arrive à utiliser cette douleur des cordes, plutôt que de jouer avec, simplement parce le violon est noble ?

Le piano dîtes vous ? Le piano c’est facile ? Oh, dieu avez vous simplement vu mes doigts rougies à cause des notes ? Vous pensez vraiment qu’il n’est qu’une manière de se rassurer ? Quand, un pianiste joue un Lacrimosa, quand un pianiste joue un « Roi des Aulnes » même si aujourd’hui, je ne souffre plus des doigts qui à force de taper sur les touches deviennent rouges, je suis convaincue que le piano n’est pas un instrument docile. Mais aimez vous le piano parce que vous aimez souffrir ? Parce que vous aimez faire souffrir des cordes fluides et dociles, qui crissent et bruissent laissant échapper une mélodie si désagréable à mes oreilles. Vous pouvez dire bien des choses sur le violon, les Stradivarius, les violoniste de génie, tout et n’importe quoi, les plus belles mélodies ont été faîte avec un piano et non avec un violon, car après tout, le piano, n’est il le plus bel instrument ? Les notes s’envolent et s’envolent. Insultez le autant que vous le souhaiterez, je n’ai que faire de votre insolence et vous n’avez que faire de la mienne, car bornée je suis et têtue vous êtes. Que pouvons nous y faire ? Absolument rien, et tant mieux. Voilà plusieurs siècles que je vis dans la plus grande confiance ce n’est pas vous qui allez me faire changer mais je suis certaine que vous ne le souhaitez pas n’est ce pas ? Laissez moi dans ce cas me complaire dans le plus vil des vices, dans le plus dure des mensonges si c’est ce que vous voulez dire, laissez moi dans mon vices après tout, ne suis je pas une créature abjecte et sans cœur, je n’ai ni sang ni battement de cœur, mon âme est perfide et mon esprit grand et ma beauté je ne peux vous en parler sans la blasphémer.

Que vos paroles sont durs, j’espère vous avoir froissée. C’est si simple de froisser un vampire non ? C’est si simple, car notre nature le veut, et je ne vais pas dans un autre sens. J’ai faim, j’ai si faim. Vous attaquer serait ma plus grande erreur et peut être ma perte, mais je suis certaine que vous êtes d’un goût tout à fait unique en votre genre. Je pose mon regard sur vous, je tire sur cette cigarette si inutile, au contraire de cette conversation si passionnante. Je sais que je vous hais autant que je pourrais vous apprécier. Voilà bien longtemps que je n’ai pas porté d’intérêt à une conversation, les dernières avec cette pauvre Clara étaient si banales, d’un ennui, alors que votre esprit s’élève, les conversations n’en sont que mieux.

Quand j’y pense vous êtes vous aussi condamnées à l’enfer si celui qui vous possède reste. Vous verrais-je au purgatoire ? Dans le fleuve de l’enfer, j’en suis certaine, comme je suis certaine que l’enfer n’est pas souffrance mais plaisirs et vices, les plus terribles, les plus tabous, tout ce que la société peut rejeter.

-Alors, vous êtes de ceux qui aime la souffrance ? Pour aimer torturer des cordes ?

Je m’accoude sur le piano. Sourire aux lèvres.


[HRP : Excuse moi pour le retard, j'ai eu des problèmes de santé. :s]
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MessageSujet: Re: Le Roi des Aulnes. [ Akimito Fumei ]   Le Roi des Aulnes. [ Akimito Fumei ] Icon_minitimeMer 12 Mai - 17:54

Spoiler:
 

Kara se plaît, adossé contre sa colonne, a contempler les différentes émotions de Valentine. Peut-être croit-elle bien les dissimuler, ou peut-être n'en a-t-elle pas honte, contrairement à bien des personnes de sa race. Est-elle choquée de la réaction si spontanée d'Allison ? Spontanée et enflammée, car il ne faut pas trop chercher Allison, il ne faut pas trop jouer avec le démon, car c'est comme mettre sa main dans les flammes jusqu'à ressentir la douleur : c'est comme regarder fixement le bûcher avant de s'y accrocher : c'est comme danser autours du prédateur pour attiser la colère qu'il porte à sa proie. Cependant il y a des personnes, telles Valentine, qui aime à chercher les ennuis, dirait Kara, car des ennuis elle en trouvera, comme elle a déjà du en vivre.
Que pensez-vous de ma petite Allison chère Valentine ? se dit alors Kara. Que pensez-vous d'elle et de sa drôle de façon d'aimer ? La croyez-vous sadique ? Allez-vous en déduire qu'elle est masochiste ? Il n'y a pas de quoi avoir peur de ses pensées malsaines, car souffrir et voir souffrir, elle aime ça Allison. Mais faire souffrir des cordes n'est autre qu'une manière d'apprécier la vie, puisque, elle vous l'a dit Valentine, cette douleur et la vie ne font qu'une. Mais soit, vous semblez en colère Valentine ? Pourquoi, pourquoi donc ma belle ? Vos yeux se plissent légèrement, j'ai bien remarqué leur étrangeté, eux aussi ont deux couleurs différentes : que racontent vos pupilles ma belle ? Que veulent-elles dire ? Il doit sûrement y avoir une histoire derrière ça. A moins que vous ne soyez
née avec cette étrangeté ? Pourquoi pas, peut-être. Vous aussi vous aimer fumer n'est-ce pas ? Moi aussi, et vous savez, ça ne me sert à rien à moi non plus. Alors que vous vous lancez dans une conversation des plus passionnantes, pourquoi continuez vous à vous accrocher à cette chose si délicieuse ? Moi, c'est parce que ça me donne un genre, ça me rend beau, plus que d'habitude je veux dire, et puis j'aime cette odeur et cette sensation, car je ressens encore cela. Mais vous, vampire, ressentez-vous ? Je ne connais pas grand chose de votre race, il est vrai que j'en ai vu qui aimait manger, d'autres qui ne reconnaissaient que le goût du sang... est-ce que vous faites partie de ceux-là Valentine ? Ou bien fumez-vous car vous voulez paraître humaine aux yeux des mortels ? Ou bien en êtes vous devenue accroc ? Avez-vous besoin d'être rattachée à quelque chose ? Vous les vampires, il me semblait que vous étiez des gens de la marche, alors peut-être que vous ma belle, vous voulez garder partout avec vous, quelque chose qui ne
changera pas ? Comme cette cigarette qui elle, ne vous abandonnera pas au coin d'une rue, car il n'y a que vous qui pouvez l'abandonner... mais vous avez déjà la musique pour ça..alors pourquoi ? Sans aucune raison ? Je perds mon temps. Tout ça pour dire que vos lèvres sont très belles à tenir cette chose, je me plairais tellement à vous embrasser... Si un jour vous venez à me voir, par je ne sais quel
miracle, et à m'entendre, nous aurons une longue conversation vous et moi.


Le sentiment qui se lit sur le visage de la jeune vampire commence alors à changer. Comme si son regard se faisait plus dure, elle fixe Akimito, a-t-elle envie de la tuer ? On dirait bien, on dirait qu'elle a faim, qu'elle tue la démone avec son esprit, qu'elle hésite. Mais même si vous le vouliez Valentine, vous ne pourriez pas tuer Allison. Premièrement, car Kara est sûrement une des créatures les plus
puissante de cette terre, si ce n'est la plus puissante, et car vous semblez haïr tellement la jeune fille, que même la tuer vous ferez mal. Et puis, qui n'aime pas Allison ? Même ses victimes, même les enfants qu'elle a égorgé, les bels homme qu'elle a aimé puis tué, tout ceux-là avaient beau la détester, ils se devaient de reconnaître leur amour. Même du fond de l'enfer, ou tout en haut du ciel, il se souvenait avec tendresse des caresses de la petite fille. Alors n'essayez pas de trop
vous approcher d'elle Valentine, car vous vous bruleriez les ailes, et vous auriez beau continuer de penser que vous êtes bien la plus belle (ce qui au passage, me semble fort véritable), vous tomberiez peut-être sous le charme d'une autre personne que vous.

Finalement, Valentine s'adosse contre le piano, elle sourit. Que va-t-elle dire encore ? Va-t-elle répondre à la démone par une autre réplique, ou bien le regard qu'elle lui a lancé est-il la plus complète des réponses ?


-Alors, vous êtes de ceux qui aime la souffrance ? Pour aimer torturer des cordes ?

Il ne faut pas de temps à Allison pour réfléchir à sa réponse. Elle le pourrait, mais elle préfère dire les choses aussi vite qu'elles viennent à son esprit, elle est directe.

Tout juste la bonne question Valentine. La réponse exacte je vais vous la donner, et laissez-moi enchaîner par une autre question. Mais tout d'abord, est-ce que j'aime la souffrance ? Bien entendu, autant que j'aime la vie : je la hais. Mais haine et amour ne sont qu'à un pas, non ? Alors on peu dire que je l'adore. Maintenant dites moi Valentine, est-ce que je torture des cordes ? Si je les torturais, continueraient-elles à jouer d'aussi parfaites mélodies ? Et si je les torturais, le monde continuerait-il d'aimer le violon autant que maintenant ? Alors si on se base sur ça, nous aimons tous la souffrance... Je pense que je ne les torture pas, je crois plutôt que je les aide en leur faisant mal, que je leur donne la vie. Tout comme une femme donnera la vie en accouchant, que pensez-vous de cela Valentine ?

Allison est dans ses pensées. A vrai dire, elle ne sait déjà plus très bien ce qu'elle vient de dire. Ce sont des questions assez intéressantes qu'elle soulève, mais comme à son habitude, elle trouve déjà le temps de se désintéresser d'une conversation qui promet pourtant d'être passionnante...

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MessageSujet: Re: Le Roi des Aulnes. [ Akimito Fumei ]   Le Roi des Aulnes. [ Akimito Fumei ] Icon_minitime

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